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:: Un mercenaire, bras de vengeance et main avide ::

 
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Logron
Morzméoréens

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Joined: 02 Sep 2008
Posts: 4

PostPosted: Wed 3 Sep - 01:45 (2008)    Post subject: Un mercenaire, bras de vengeance et main avide Reply with quote

Il avait lu le parchemin plié, et scellé de cire rouge, au sceau vierge cependant. Il avait lu ce feuillet  coûteux de peau animale tannée, puis, il l’avait détruit, conformément aux consignes qui y étaient indiquées. Il l’aurait de toute façon détruit. Brûlé. Cela faisait partie de ses principes de mercenaire. Ne pas laisser de trace de son employeur si ce dernier ne le souhaite pas. L’employeur en question étant la reine Ssenorïella. Après avoir prit connaissance de sa mission, il est donc parti pour l’autre continent, Anneyerza, où la reine lui a confié une mission d’une difficulté assez élevée, puisqu’il allait devoir approcher de très près un dignitaire de l’empire du seigneur Anonrye. 
 
~ 
 
De la grande plaine à l’odeur de vinasse portée dans le vent, Logron s’était avancé vers les portes de la ville. Sur le chemin menant à ces dernières, les bottes de cuir de l’homme de taille moyenne –passant inaperçue aisément dans la masse- laissaient des empruntes dans la terre sèche et ocre. Sur le bord de cette même route, de hautes herbes, entre le blond des herbes sèches de l’été, et quelques touffes, plus grasses, plus résistantes aux rayons du soleil. Dans cette partie sud du monde, l’été décline, et sur les terres de culture proches, de la vinasse a été épandue, afin de fertiliser la terre pour l’année à venir. Cette vinasse qui dégage une odeur lourde, un peu piquante, entre mélasse et sirop. Quand Logron regarde de part et d’autre du chemin, il peut voir le vent faire onduler les hautes herbes, de sorte qu’elles font des vagues, sur lesquelles le soleil se reflète différemment. Le mercenaire apprécie cette vision. Elle témoigne de la beauté de la nature. De l’art qui s’y trouve, avant que l’homme n’eu tenté de le copier. Le véritable art. La première ligne qui n’a pas eu besoin de pinceau pour être tracée. Il est temps de s’intéresser à l’homme. Nanti d’un pantalon de cuir brun clair, de toute évidence du daim, ainsi que de bottes de cuir plus épais, foncé, cette fois. Par-dessus le pantalon, un pourpoint de lin blanc, cependant maculé de poussier sur les plis. Et, finalement, une cape a large col, pour protéger tant la bouche que le dos. Sous cette cape, une dague, tirant vers le coutelas du marin, par la largeur de sa lame. Le manche ne dépasse que très légèrement de l’épaule, à gauche, de sorte que l’arme, sans être masquée, reste discrète. Une besace de cuir usagée pend sur le côté gauche, également, de Logron. Quand à son visage, les yeux en sont plissés, et ce plissement est dû au soleil, dont la lumière arrive face à lui dans sa course descendante. L’astre passe, chaque jour, derrière la ville, pour aller se coucher au sud du monde. La barbe de l’homme est courte, mais mal rasée. Ses cheveux sont légèrement plus longs, sans toutefois pouvoir offrir une prise suffisante à un adversaire lors d’une joute.  Cet homme vise le pratique avant l’apparat. Ses traits, son regards, sont durs. 
 
 

 
Il arriva, d’un pas sur, devant les gardes des portes de la ville. Ceux-ci allaient bien entendu contrôler son identité. Il savait très bien qu’il n’avait pas l’allure d’un homme d’Anneyerza. Mais des gardes, il en avait passé des dizaines. C’était une opération de routine, qu’il avait rencontré dans maints cas de figure. Les gardes sont des personnes généralement efficaces, mais frustrées de ne pas être considérées à leur juste importance. Quand il vit leurs armes croisées, afin qu’il ne puisse symboliquement plus avancer, il usa d’une astuce très usitée. 
 
 
Halte. Identifiez-vous.

Ingrats. Je suis le représentant commercial du seigneur Vlassis auprès des côtes nord ouest.

 

Il le savait, le nom de la personne qu’il ciblait, était important, et faisait de l’effet. Il avait même fait son office, puisque, les gardes, certes pas impressionnés, l’avaient laissé passer, résignés. Il allait à présent devoir trouver quelques menues informations quand au sire Vlassis. Et les meilleurs lieux pour trouver des informations étaient les débits de boisson. Et pas forcément les mieux famés. Logron le savait, de part son expérience. Il orienta donc ses pas dans la ville, afin de descendre vers les bas quartiers. Tout d’abord, ce n’était pas la première fois qu’il venait à Sésostriss. Il connaissait donc, même si ce n’était que succinctement, la capitale de  Anonrye. La ville ne manquait pas de charme, bien qu’étant marquée par les excentricités de son souverain. Puis, vers la ville basse, ce charme décroissait. Les caniveaux dégueulaient d’amas d’immondices nauséabondes, et des mendiants jonchaient les trottoirs. Il arriva enfin à ce qu’il cherchait, une taverne. Celle-ci, dont le nom manquait, ne payait pas de mine, semblable à toutes celles du quartier sans doute, et avec la même clientèle douteuse, violente, ivrogne, et la même mine d’informations. Logron en avait fréquenté beaucoup, d’établissements semblables. 
 

La suite en ville basse, donc...


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PostPosted: Wed 3 Sep - 01:45 (2008)    Post subject: Publicité

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